Elie Dohin : Boulogne, une ville qui respire le foot Le 05 Juillet 2012

Avenant, souriant, très à l'écoute, le garçon arrivé depuis une semaine à l'USBCO, s'est très vite intégré au rythme de la vie Rouge et Noir. Après avoir effectué les différents examens médicaux - préalables au moment de signer un nouveau contrat professionnel - Elie Dohin, 28 ans, a de suite goûté à la joie de retrouver le ballon lors de la reprise de l'entraînement, ce lundi 2 juillet.

Le joueur de couloir comme il aime se définir,  qui s'est engagé avec l'USBCO pour une période de deux ans, et qui portera le numéro 15, démontre à travers son interview qu'il faudra compter sur lui cette saison pour défendre âprement les couleurs Rouge et Noir.

 

Bonjour Elie. Bienvenue à l'USBCO. Pas encore ou peu connu du public boulonnais, peux-tu déjà commencer par te présenter ?

Je suis originaire d'Orléans. J'ai été formé au centre de formation de l'équipe des Chamois Niortais. Ensuite, j'ai joué au club de Libourne-Saint-Seurin en National. La saison suivante, nous avons accédé à la Ligue 2. Suite à cette montée, j'ai signé mon premier contrat professionnel (deux ans) avec Libourne à l'âge de 23 ans. Ensuite, j'ai évolué à l'AC Ajaccio pendant deux saisons, où Gernot Rohr m'a fait venir. A l'issue de ces deux années, Didier Tholot, entraîneur que j'avais eu avec Libourne m'a recruté à Châteauroux. Et me voilà désormais à Boulogne.

 

Cela fait déjà quelques jours que tu découvres la ville de Boulogne, comment te sens-tu ? Comment trouves-tu la cité boulonnaise ?

Franchement, je n'ai pas encore eu l'occasion de vraiment découvrir la ville. Mais, ce que j'apprécie par-dessus tout, c'est l'accueil chaleureux qui m'a été réservé au sein du club. Cela n'a rien à voir avec l'environnement des clubs dans lesquels j'ai évolué auparavant. J'ai été très bien accueilli !

 

Le Nord-Pas-de-Calais, avant d'y séjourner depuis quelques jours maintenant, c'est un endroit de la France que tu connaissais ?

La seule chose que je connais de Boulogne-sur-Mer et de sa région, c'est le stade ! C'est un endroit où forcément je suis venu pour évoluer. Autrement, je n'ai jamais rien vu des alentours. Je fais mes premiers pas dans le Nord.

 

« L'USBCO évoluera, certes, en National mais avec un objectif de remontée en Ligue 2 »

 

D'un point de vue footballistique, tu viens donc de t'engager avec l'USBCO. Pourquoi ce choix ?

Tout d'abord, je sais que le club me suivait déjà depuis quelques années. Cela n'avait jamais pu se concrétiser les saisons précédentes. Cette saison, l'USBCO m'a contacté et j'ai donc répondu favorablement à la demande du club. J'étais en fin de contrat avec Châteauroux où j'ai subi une blessure durant la deuxième partie de saison qui m'a éloigné des terrains, après avoir pourtant effectué un bon début de championnat en Ligue 2. De ce fait, je cherchais absolument à me relancer et le club de Boulogne me paraît parfait pour rebondir. C'est une ville qui respire le foot, il y a une vraie ferveur aussi autour de l'équipe. Je recherchais un nouveau challenge, une nouvelle aventure et j'ai envie de relever ce nouveau défi !

 

Tu as évolué longuement en Ligue 2 et tu rejoins aujourd'hui le National, un championnat pourtant moins attractif. Pourquoi ce choix ?

Redécouvrir le championnat National après avoir côtoyé la Ligue 2, la sensation sera forcément un peu étrange, surtout au début. Mais, il faut aussi être conscient que la conjoncture actuelle du football est compliquée. Aujourd'hui, je me dis que j'ai la chance de signer un contrat professionnel à Boulogne. L'USBCO évoluera, certes, en National mais avec un objectif de remontée en Ligue 2. Pour ma part, en tout cas, jouer en National n'est pas un frein. J'avais envie aussi de participer immédiatement à la reprise avec le groupe et de réaliser une bonne préparation pour repartir sur des bases saines.

 

Quel est ton poste de prédilection ? Latéral ou milieu ?

J'ai eu une formation offensive de milieu excentré. J'ai notamment joué à ce poste à Libourne où j'avais marqué huit buts. Pour la petite histoire, j'ai d'ailleurs inscrit mon premier doublé face à l'USBCO. Après quand nous sommes montés en Ligue 2, le latéral droit de notre équipe ne pouvait jouer, et on m'a demandé de le suppléer. C'est là que j'ai découvert le poste de latéral. Aujourd'hui, je me considère surtout comme un joueur de couloir. Je peux aussi bien jouer latéral que milieu. Dans tous les clubs où j'ai évolué, j'ai toujours tenu les deux rôles. Je ne peux même pas dire que je préfère un poste à un autre.

 

« Je me bats tout le temps sur le terrain. Je mouille le maillot. Je peux me retrouver dans les valeurs des gens du Nord »

 

Si tu dois établir trois de tes qualités ?

Sur le terrain, je dirais que je suis combatif. A une certaine période, je prenais d'ailleurs beaucoup de cartons (rires) ! Je fais aussi preuve de vivacité dans mon jeu et j'essaie souvent d'apporter un plus offensivement pour mon équipe. Ce sont trois valeurs qui, je pense, me correspondent, même s'il est toujours délicat de juger ses propres performances.

 

A Boulogne, tu seras amené à le découvrir, mais les supporteurs exigent des joueurs un engagement à toute épreuve sur le terrain et un amour du maillot. Dans la période actuelle du foot, on le sait, ces valeurs sont quelque peu en perdition. Toi, comment te comportes-tu sur un terrain ?

Je me retrouve tout à fait dans ces valeurs. Je reste quelqu'un de simple dans la vie et j'essaie d'être le même sur le terrain. Je ne me prends pas pour celui que je ne suis pas. Et, il y a également une chose qui est certaine, c'est que je me bats tout le temps sur le terrain. Je mouille le maillot. Je pense vraiment que, par mes actes sur et en dehors du terrain, je peux me retrouver dans les valeurs des gens du Nord. Ce sera à moi de le démontrer et de le prouver, mais j'ai vraiment hâte que les matches amicaux ainsi que le championnat débutent.

 

« A partir du moment où collectivement nous aurons effectué notre tâche, individuellement nous serons aussi comblés »

 

On le sait, les joueurs de différentes équipes se connaissent entre eux. Tu connais déjà peut être certaines têtes du vestiaire boulonnais ?

Je connais Aurélien Capoue car nous nous sommes croisés à Niort car nous avons été formés dans le même club. On s'est côtoyé quelques fois. Et puis surtout après, pendant nos six années de Ligue 2, on s'est souvent croisé sur le terrain, lui sur l'aile gauche, moi sur l'aile droite. Il y avait d'ailleurs de bons duels. Je connais aussi Stéphane Cassard...

 

Justement, parlons de Stéphane Cassard. Quand on scrute tes faits de jeu sur Internet, on note que tu as été amené à effectuer, il y a déjà quelques années, un lob victorieux sur...Stéphane Cassard, l'actuel entraîneur des gardiens. Vous en avez reparlé depuis ?

En effet, je me souviens. C'était un centre-tir qui l'avait lobé. Il m'avait demandé ensuite si j'avais fait exprès de marquer directement. Je lui dirais peut être cette année (rires). Juste avant cette rencontre, nous nous étions croisés en vacances par hasard, et quelques semaines après, Strasbourg venait jouer à Ajaccio, et je lui mets ce beau but ! Le fait de se revoir ici à Boulogne, c'est un joli clin d'œil. A ce sujet, Stéphane Cassard m'a dit, que le monde est finalement petit.

 

Que peut-on te souhaiter à l'aube de cette saison ?

A titre personnel, j'ai envie de prendre un maximum de plaisir sur le terrain car je sors de deux années compliquées à Châteauroux. Les rapports humains aussi étaient différents de ceux que je vois à Boulogne. Mais, ce qui me fera le plus plaisir, c'est que collectivement, nous puissions réaliser une superbe saison avec au bout une remontée immédiate en Ligue 2, et que l'on remette le club où il mérite d'être, c'est-à-dire en Ligue 2. Je pense qu'à partir du moment où collectivement nous aurons effectué notre tâche, individuellement nous serons aussi comblés ! En clair, rentrer individuellement dans un projet collectif !

 

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